Dans Napoléon, la nouvelle production en plein air d’Historalia, un duo singulier se retrouve sur scène.
Karin Jacobs y incarne Madame Mère, la mère de Napoléon, tandis que son fils, Jelle Cleymans, prête ses traits au célèbre empereur. S’ils ont souvent partagé la scène au fil de leur carrière, c’est la première fois qu’ils interprètent réellement une mère et son fils.
elle s’en amuse volontiers. « Je pense que ce sera plus simple pour maman de jouer ma mère sur scène que dans la vraie vie, et peut-être que c’est encore le cas aujourd’hui », plaisante-t-il. « Cette fois, au moins, il y a un texte, et elle sait à quoi s’attendre. Je trouve formidable que nous puissions vivre cela ensemble. »
Mais dès que les répétitions commencent, le lien familial s’efface rapidement. « Dès qu’on joue, nous sommes avant tout des collègues », explique Jelle. « Je ne me dis pas que c’est ma mère. Et puis, il faut bien le dire : ma mère a du caractère, donc tout se passera très bien. » Karin Jacobs en rit : « Le seul inconvénient, c’est que je peux le gronder personnellement quand il arrive en retard aux répétitions. »
Une relation mère-fils loin d’être tendre
Dans l’Histoire, la relation entre Napoléon et sa mère était bien moins chaleureuse que celle qu’entretiennent Karin Jacobs et Jelle Cleymans. C’est précisément ce qui rend le rôle si intéressant pour l’actrice. « Heureusement, le lien que j’ai avec Jelle est bien plus tendre que celui qui unissait Napoléon à sa mère », confie-t-elle. « Leur relation était plutôt distante. Mais je ne peux pas imaginer qu’une mère ne ressente aucune inquiétude pour son fils, surtout lorsque tout vacille autour de lui. »
Pour nourrir son interprétation de Madame Mère, Karin Jacobs s’est plongée dans l’époque et dans le personnage. « Je fais beaucoup de recherches. En ce moment, j’écoute notamment le podcast de Johan Op de Beeck sur Napoléon et sa mère. C’était une femme austère, très croyante, peu attirée par le luxe. Elle supportait difficilement les dépenses de Joséphine. Il y avait donc aussi une vraie tension dans cette relation. »
L’actrice souhaite toutefois apporter davantage de nuances à son personnage. « On la décrit souvent comme sévère et distante, mais je veux aussi explorer ce qui, chez elle, relève de la préoccupation, de l’émotion, peut-être même d’un attachement plus discret. »
Jelle estime d’ailleurs que le spectacle laisse cette place. « Il y a bien sûr des scènes dramatiques, mais aussi des moments plus légers. Cela permet au personnage de ma mère d’exister avec plus de relief, au-delà de la seule dureté. »
Une expérience unique en plein air
Pour Karin Jacobs, cette aventure est aussi particulière parce qu’elle se déroule en plein air, sur le domaine du Château de Merode. « Au début du spectacle, il fera encore jour. Cela crée une atmosphère totalement différente de celle d’une salle fermée. C’est une expérience que j’attends avec beaucoup d’impatience. » Elle ajoute avec humour que jouer dehors en été demande malgré tout une certaine vigilance. « En tant que rousses, il faudra tout de même faire un peu attention au soleil », dit-elle en souriant.
Le théâtre comme fil conducteur Jelle a grandi en regardant sa mère travailler sur scène. « J’ai très souvent vu maman jouer au théâtre », raconte-t-il. « Elle y a interprété des rôles bien plus importants que ceux pour lesquels le grand public la connaît le plus souvent. » Même si Karin Jacobs reste associée, pour beaucoup, à plusieurs séries télévisées populaires, Jelle la relie d’abord au théâtre. « C’est amusant de voir à quel point les gens pensent spontanément à la télévision, alors que moi, je l’ai surtout vue au théâtre. »
Un rêve de jeune garçon
« J'ai très souvent vu maman travailler au théâtre », raconte-t-il. « Elle y a joué des rôles beaucoup plus importants que ceux pour lesquels beaucoup de gens la connaissent. » Pourtant, pour le grand public, Karin Jacobs reste surtout associée à des séries télévisées comme Château-Blanc, Urgent et bien sûr Lili et Marleen. « C'est amusant que beaucoup de gens pensent surtout à ça », dit Jelle. « Alors que je la connais surtout par le théâtre. »
Un rôle comme un rêve d’enfance
Que Jelle Cleymans incarne aujourd’hui Napoléon n’a rien d’un hasard. « Il est fasciné par Napoléon depuis son plus jeune âge », raconte Karin Jacobs. « Et comme personne ne lui proposait ce rôle, il a fini par se l’offrir lui-même en l’écrivant. » Une remarque lancée avec humour, mais qui en dit long sur la passion qui anime ce projet.
Une blague qui en dit long sur la passion derrière le projet.
Cet été, la mère et le fils montent donc ensemble sur scène dans un grand spectacle historique — mais dès que le rideau se lève, ils mettent leur relation familiale de côté.
« À ce moment-là, nous ne sommes que deux acteurs », dit Jelle. « Qui racontent une histoire ensemble. »
Tu veux voir Karin Jacobs et Jelle Cleymans ensemble sur scène dans ces rôles de mère et fils particuliers ? Vis leur jeu en direct dans Napoléon, le grand spectacle historique en plein air de Historalia au domaine du Château de Merode à Westerlo.
À partir du 13 août 2026
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